En juin dernier, je me suis rendue pour la première fois au festival de yoga “Breathe as one” à Nice. Une jolie expérience qui m’a beaucoup inspirée …

Inspirer. Expirer. Un mouvement vital, naturel. Unis dans un même souffle, nous avons enchaîné les postures comme dans un ballet silencieux, guidés par une voix bienveillante et chaleureuse, nos corps baignés des rayons éclatants du soleil niçois. Nous avons respiré à l’unisson. Nous ne faisions plus qu’un.

“Breathe as one”, quel joli nom pour un festival de yoga, vous ne trouvez pas ? La respiration est essentielle à notre vie. Elle reflète notre état intérieur. Elle se synchronise avec les battements de notre coeur. Depuis les toutes premières secondes de notre vie hors du cocon maternel, nous respirons. Tous, sans exception. Et cela à chaque instant de notre existence. Nous sommes tous connectés par la respiration. Cette énergie vitale qui circule en nous et qui passe d’une personne à l’autre …

Mais savons-nous réellement respirer ? Au-delà des automatismes, des émotions qui nous gouvernent ? Le yoga peut nous apprendre à bien respirer. Un des fondements du yoga est d’ailleurs la discipline du souffle : on l’appelle le pranayama.

Nous avons chacun un souffle différent. Le professeur de yoga est là pour nous aider à synchroniser notre respiration avec nos mouvements, nos postures : les asanas. Tel un chef d’orchestre, il nous donne la mesure. Il nous livre les clés d’une même partition que chacun interprète à sa manière. Car nous avons tous un corps différent.

J’ai suivi mon premier cours de yoga en musique. Mika de Brito y accorde une place importante dans son enseignement.

Il s’est mis à jouer d’un instrument étrange. On aurait dit une carapace de tortue en métal. Puis il a chanté. Un chant mystique, presque hypnotisant, venu d’ailleurs. Et le temps s’est figé.

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A l’instar de Mika de Brito, je pense que le yoga et la musique sont intimement liés. Quand je vous parle de musique, ce n’est pas nécessairement celle produite par un instrument. C’est aussi le son de notre voix.

Le OM a toujours sur moi un effet particulier. Le mantra résonne à l’intérieur de notre corps, jusqu’au sommet de notre crâne, et vient entrer en résonance avec les vibrations produites par les autres pratiquants autour de nous. Quant à la respiration ujjayi, cette respiration particulière du yoga, elle rappelle le bruit de l’océan. Vous savez, celui qu’on percevait enfant lorsqu’on plaçait contre l’oreille un coquillage ramassé sur la plage. Lorsqu’on pratique, on est bercé par le son de notre respiration et de celle des autres autour de nous.

Au-delà de la mélodie des mantras et du souffle, la plupart des cours de yoga se déroulent en silence. C’est alors à notre musique intérieure que nous devons prêter attention. Pas à nos pensées, non. Mais à notre énergie, notre force, notre équilibre. Cette musique, je l’entends mieux en fermant les yeux. Le yoga nous apprend à être à l’écoute de notre corps et de nos sensations. Ce corps qui nous échappe peut-être, qu’on voudrait plus souple, plus puissant … Ce corps meurtri, imparfait, celui qui nous fait parfois souffrir. Mais rien ne presse. Il faut prendre le temps de s’approprier les postures, de les faire vivre, de les ressentir. Et même lorsqu’on pense les connaître par coeur, vivre chaque asana comme si c’était la toute première fois. Car ce n’est jamais tout à fait pareil. C’est ce que m’a inspiré Nico Luce, qui a donné le tout premier cours de yoga ce matin-là, à Nice.

Je sens la chaleur brûlante du soleil sur ma peau. Une légère brise vient caresser mes joues, mes épaules, mes bras. Je sens mon corps reposer sereinement au sol, mes pieds nus dans l’herbe douce et fraîche. Je suis là, ici et maintenant.

Vivre dans l’instant présent, apprendre à se recentrer, à s’écouter, à entretenir ce lien privilégié avec nous-mêmes, ce sont certains des enseignements du yoga. “Yoga” vient d’un moment ancien en sanskrit qui signifie “union”. L’union du corps et de l’esprit. Mais pas seulement. Le yoga ne se limite pas à une pratique personnelle. En apprenant à nous connaître, à nous aimer et à nous respecter nous-mêmes, nous sommes plus à même d’aller à la rencontre des autres, de les aimer et de les respecter. On crée un lien. Ce lien, nous le créons aussi avec l’environnement qui nous entoure : la nature et les animaux.

Et quoi de mieux qu’un cadre naturel et apaisant pour pratiquer le yoga ? Cette année, le festival de yoga “Breathe as one” a eu lieu au sein du Parc Phoenix, et on ne peut imaginer un environnement plus propice. On est un peu hors du temps, loin de la fourmilière urbaine. Comme dans un cocon.

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J’ai d’abord pratiqué sur mon tapis de yoga, puis j’ai fini pieds nus dans le gazon. Quel bonheur ! Réaliser la posture de l’arbre à même le sol n’a jamais eu plus de sens pour moi qu’à cet instant-là !

Je me souviens qu’un groupe d’une dizaine d’enfants s’est arrêté pour nous observer. Ils ont fini par faire les postures avec nous. Ils semblaient amusés, mais surtout curieux et joyeux. C’était vraiment attendrissant. Les enfants ont cette spontanéité, cette malice, que nous perdons souvent en grandissant.

Après ma pratique du yoga, je n’ai pu résister à l’envie de me promener à l’intérieur du parc. Je m’y étais déjà rendue il y a plusieurs années, pourtant j’ai eu l’impression de le redécouvrir. On peut y contempler les fleurs, les plantes et observer les animaux …

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J’ai pu admirer un superbe paon blanc en liberté. Je n’en avais jamais vu de cette couleur auparavant. Ses longues plumes ressemblaient à la traîne d’une mariée. Farouche, il s’est éloigné d’un pas majestueux. Tout près se trouvait l’entrée de la serre tropicale. Les fleurs exotiques, les hibiscus flamboyants recouverts de gouttelettes d’eau, les orchidées multicolores, servaient de décor à un autre spectacle enchanteur.

Je n’y croyais pas au début. Ils sont bien là, perchés sur une seule patte comme des équilibristes. Certains restent immobiles, la tête repliée dans leur plumage rouge corail. Seraient-ils endormis ? D’autres se lustrent paisiblement les plumes. D’autres encore plongent leur bec dans l’eau en quête de nourriture, sans jamais déranger les nombreuses carpes koï qui naviguent lentement entre leurs échasses. Je reste là à les contempler de longues minutes. Leur élégance et leur grâce m’émerveillent.

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Mika de Brito a plusieurs fois fait des analogies avec les animaux pendant son cours : “Imaginez que vous êtes un guépard, prêt à bondir …”. Beaucoup de postures de yoga s’inspirent de la nature ou de positions que prennent les animaux dans leur environnement naturel. Je vous parlais plus haut de la posture de l’arbre. Il y a également la posture de la montagne, et beaucoup d’asanas portent des noms d’animaux : cobra, chien, chat, aigle, poisson, tortue, sauterelle, pigeon, vache, dauphin … Impossible de tous les nommer.

Nous avons beaucoup à apprendre des animaux. C’est un des enseignements du yoga. Chaque animal a quelque chose de particulier, d’unique, même celui qui nous semble le plus insignifiant ou le plus laid : intelligence, ingéniosité, douceur, grâce, puissance, fragilité, originalité … De même, chaque asana a sa beauté et son équilibre.

Une toute dernière surprise m’attendait. Comme si quelque chose m’intimait de rester encore un peu. Non, ne pars pas, il reste tant de jolies choses à voir ici ! Ils nageaient là, tout près du bord, les uns à côté des autres, non troublés par la présence des autres espèces : quatre magnifiques cygnes blancs, un cygne noir, une famille de canards colverts (papa, maman et les deux petits), entourés d’une quinzaine de tortues de toutes les tailles. Des spectateurs de tous âges sont restés là à observer ce spectacle aussi merveilleux qu’inhabituel.

Le yoga peut éveiller l’enfant qui sommeille en nous. Il a ce pouvoir de nous ouvrir les yeux sur la beauté du monde qui nous entoure. Ne serait-ce pas cela la clé du bonheur ?

Ecrit par Lorrie
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    2 commentaires

  1. Lili 18 juillet 2018 at 08:10 Répondre

    Bonjour Lorrie,

    Merci pour cette découverte de festival.
    Qui sait le prochain, j’y passerai peut-être 🙂

    Ça donne envie en tout cas, tes visuels sont sublimes.

    Le yoga permet d’apprendre de nombreuses choses sur soi, sur la nature, sur le monde en général. Quoi de mieux que des cours en extérieur à profiter de la nature pendant des exercices d’union du corps et de l’esprit ? !

    Douce journée à toi,
    Lili

    • Lorrie 19 juillet 2018 at 10:05 Répondre

      Bonjour Lili,

      Merci pour ton gentil commentaire. Je suis contente que les visuels te plaisent, avec Aurélien on a investi dans un appareil photo de qualité justement 🙂

      C’était la première fois que j’ai pratiqué le yoga en plein air et j’ai adoré 🙂 On va ensemble au festival l’an prochain ? 😉

      A bientôt,
      Lorrie

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